Code ISO alpha-3CSE
Code ISO numérique200
NomTchécoslovaquie
Année d'entrée à :
ONU
1945
OTAN
CSCE
Mouvement des
non-alignés
Communautés européennes
Conseil de l'Europe


12/12/1943 Signature du Traité d'amitié, d'assistance mutuelle et de coopération pour l'après-guerre entre l'URSS et la Tchécoslovaquie
31/01/1945 Le gouvernement tchécoslovaque en exil à Londres, dirigé par Edvard Beneš, reconnaît le Comité de Lublin comme gouvernement provisoire légitime de la Pologne
04/04/1945 De retour sur le sol tchécoslovaque à Košice, Edvard Beneš forme un gouvernement de Front National, auquel participent trois partis dont le parti communiste, seul des gouvernements en exil à accéder au pouvoir en Europe de l'Est à la fin de la Seconde Guerre mondiale
05/05/1945 La résistance et l'Armée rouge libèrent Prague, où Edvard Beneš fait une entrée triomphale le 16 mai
08/05/1945 Les troupes Soviétiques occupent entièrement les pays d'Europe de l'Est, qu'elles ne quitteront pour cinq d'entre eux qu'avec la chute de l'URSS
21/06/1945 Décret 12/1945 sur la confiscation et la distribution accélérée des biens agricoles des Allemands, des Hongrois, ainsi que des traîtres et des ennemis des peuples tchèque et slovaque
29/06/1945 La Tchécoslovaquie cède l'Ukraine Subcarpathique à l'URSS
24/10/1945 Nationalisation des banques et de l'industrie par le gouvernement tchécoslovaque d'Edvard Beneš
28/10/1945 L'Assemblée nationale provisoire confirme Edvard Beneš dans sa fonction de président de la République
01/12/1945 Faisant suite à un accord signé le 9 novembre, toutes les troupes des États-Unis et de l'URSS ont quitté le territoire tchécoslovaque
26/05/1946 Victoire des communistes aux élections en Tchécoslovaquie, dernières élections libres avant 44 ans, sans toutefois qu'ils obtiennent la majorité absolue
04/06/1946 Edvard Beneš charge Klement Gottwald de former le nouveau gouvernement, la nouvelle équipe constituée le 3 juillet comprend 9 communistes sur 23 ministres, les communistes détiennent le ministère de l’Intérieur, le ministère de l’Information, et ont un sympathisant, le général Svoboda, à la tête de l'Armée
19/06/1946 Edvard Beneš est réélu président de la République à l'unanimité par le nouvelle Assemblée nationale issue des élections du 26 mai
29/10/1946 Le dernier transfert organisé de population d'Allemands de Tchécoslovaquie a lieu, Prague annonce que depuis le début de 1946, un total de 1 415 000 Allemands ont été déplacés dans la zone américaine d'Allemagne et 750 000 dans la zone soviétique, tandis que 311 000 Allemands sont restés dans le pays
10/03/1947 Signature d'un traité d'amitié et d'assistance mutuelle entre la Pologne et la Tchécoslovaquie, un délai de deux ans est fixé pour la résolution des dernières questions de frontières encore ouvertes, d'autres traités de même nature sont signés par les pays d'Europe de l'Est
24/05/1947 Un accord d'échange de population est signé par la Hongrie et la Tchécoslovaquie
04/07/1947 Le gouvernement tchécoslovaque décide à l'unanimité de participer à la conférence de Paris sur le plan Marshall
10/07/1947 Les Gouvernements tchèques et hongrois cèdent aux pressions de l'URSS et refusent le Plan Marshall
12/07/1947 L'URSS signe avec la Tchécoslovaquie le premier des accords commerciaux qu'elle va conclure avec les pays d'Europe de l'Est empêchés de bénéficier du plan Marshall
22/09/1947 Conférence fondatrice du Kominform (en anglais Cominform) par 9 partis communistes d'Europe et le PCUS, animée par Jdanov
16/10/1947 Deux députés du Parti démocratique slovaque, membre de la coalition au pouvoir, sont accusés de complot contre l'État
17/02/1948 Les membres non-communistes du gouvernement tchécoslovaque s'opposent à la décision du ministre de l’Intérieur, Václav Nosek, de nommer des communistes à la tête des unités de police pragoise qui ne sont pas déjà dirigées par des communistes
18/02/1948 Le Parti communiste tchécoslovaque publie un manifeste qui accuse les autres partis de vouloir renverser le gouvernement de Front national
21/02/1948 Le Parti national social tchèque, le Parti populaire et le Parti démocratique slovaque retirent leurs ministres du gouvernement du Front national après que le ministre de l'Intérieur a refusé d'annuler les nominations de communistes dans la police de sécurité, Gottwald appelle à la mise en place de « Comités d'action » dans tout le pays pour procéder à des purges dans les partis politiques, la presse, les institutions éducatives et culturelles et les administrations
22/02/1948 Lors d’une manifestation de masse communiste à Prague, Gottwald, le chef du Parti communiste, accuse les dirigeants des partis d’opposition d’essayer de bloquer le programme gouvernemental de réformes socialistes et appelle à des élections anticipées
24/02/1948 Les « Comités d'action » du PC tchécoslovaque ciblent les journaux des autres partis, les excluent de l'Union des journalistes et introduisent une censure préalable à la publication des articles
25/02/1948 Le président Beneš accepte la démission des ministres non communistes, un nouveau cabinet est formé dans lequel les ministres communistes plus nombreux prennent tous les portefeuilles clés, cet événement est connu sous le nom de « Coup de Prague » en français, de « Février 1948 » dans l’historiographie tchèque » et de « Février victorieux » pour les communistes
26/02/1948 Les Alliés occidentaux qualifient de coup d'État déguisé la formation du nouveau gouvernement dominé par les communistes en Tchécoslovaquie
27/02/1948 Le nouveau cabinet tchécoslovaque est assermenté, le ministre communiste de l'Éducation ordonne que chaque salle de classe affiche un portrait de Staline
28/02/1948 Le leader communiste Gottwald appelle à une purge « sévère et impitoyable » afin qu'aucune conspiration ne puisse menacer la République, le ministère de l'Information interdit les journaux étrangers
02/03/1948 Le rôle des « Comités d'action » communistes est institutionnalisé pour les questions touchant la culture et la politique par le ministre de la Justice tchécoslovaque, seize juges et hauts fonctionnaires sont démis de leur fonction
07/03/1948 La nouvelle loi sur la nationalisation passée par le gouvernement tchécoslovaque prévoit une nationalisation à grande échelle des entreprises et un contrôle de l’État sur tout le commerce extérieur
08/03/1948 Le gouvernement tchécoslovaque annonce que Jan Masaryk, ministre des Affaires étrangères, seul ministre d'importance non-communiste dans le nouveau gouvernement, se suicide en sautant par la fenêtre
09/04/1948 Le Premier ministre tchécoslovaque, Klement Gottwald, déclare que tous les partis du gouvernement du Front national ont accepté de présenter une liste unique de candidats aux prochaines élections législatives, selon le gouvernement 8 300 personnes ont été touchées par les purges survenues depuis la « révolution de février »
09/05/1948 Le Parlement tchécoslovaque, à l'unanimité de ses 246 membres présents sur 300, adopte une nouvelle constitution, dite « constitution du 9 mai », dont l'article 1 stipule que « l'État tchécoslovaque est une république démocratique populaire », une nouvelle constitution sera établie en 1960
25/05/1948 L'Union soviétique utilise son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, lorsqu'une motion argentine est présentée pour demander à un sous-comité d'entendre des témoignages relatifs aux changements de gouvernement en Tchécoslovaquie
30/05/1948 En Tchécoslovaquie, des élections entièrement contrôlées par les communistes leur donnent 90% des voix
07/06/1948 Démission d'Edvard Beneš, qui décédera le le 3 septembre suivant et dont les obsèques donneront lieu à une grande manifestation anti-communiste en Tchécoslovaquie
10/06/1948 Gottwald succède à Beneš comme président et nomme Zapotocky comme Premier ministre. Depuis la «Révolution de février», de nombreux Tchécoslovaques n'approuvent pas le nouveau régime, y compris d'anciens politiciens, députés et officiers de l'armée, dont beaucoup fuient vers l'Allemagne de l'Ouest, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.
24/06/1948 Conférence de Varsovie, riposte de l'URSS à la Conférence de Londres des occidentaux dont les résultats sont dénoncés
05/08/1948 Le ministère de l'Industrie annonce que 93% de toute l'industrie tchécoslovaque a été nationalisée
15/10/1948 Le premier plan quinquennal tchécoslovaque est approuvé
25/01/1949 En réponse au Plan Marshall, les pays du bloc de l'Est forment une alliance économique, le Conseil d'Assistance économique Mutuelle (CAEM ou COMECON en anglais)
03/12/1952 Exécution de Rudolf Slansky et de ses co-accusés, condamnés lors du Procès de Prague tenu du 20 au 27 novembre précédent, orchestré par les Soviétiques
01/06/1953 Les autorités tchécoslovaques réussissent à réprimer une violente révolte à Plzen et des troubles massifs dans d'autres villes
14/05/1955 L'URSS et 7 pays d'Europe de l'Est concluent un traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle, connu sous le nom de Pacte de Varsovie
15/03/1960 A Genève, début des négociations menées par le Comité des Dix Nations sur le Désarmement de l'ONU
11/07/1960 Adoption d'une nouvelle constitution, fondant la République socialiste tchécoslovaque
14/03/1962 Début des travaux du Comité des dix-huit nations sur le désarmement
04/12/1962 XIIème Congrès du Parti communiste tchécoslovaque, marquant une libéralisation timide du régime
29/06/1967 Le Congrès des écrivains tchéques critique sévèrement le gouvernement et réclame la liberté d'expression
30/10/1967 Alexander Dubček prend la tête de l'opposition à Antonín Novotný lors d'une réunion du Comité Central du PCT
05/01/1968 En Tchécoslovaquie, Alexander Dubček devient premier secrétaire du Parti Communiste, le printemps de Prague commence
23/03/1968 Dubcek doit s'expliquer sur ses réformes au cours d'une réunion avec les dirigeants des pays membres du Pacte de Varsovie, à l'exception de la Roumanie
05/04/1968 Le Comité central du Parti communiste tchécoslovaque publie un programme d'action, dont le contenu popularisé comme le « socialisme à visage humain » irrite les Soviétiques
04/05/1968 Réunion à Moscou des dirigeants de l'Union soviétique et de la Tchécoslovaquie, les Soviétiques qualifient la situation à Prague de contre-révolutionnaire et se disent prêts à prendre des mesures extrêmes
19/06/1968 Manœuvres militaires de forces du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie pour faire pression sur les dirigeants tchécoslovaques afin qu'ils renoncent à leurs réformes
27/06/1968 Ludvík Vaculík publie le Manifeste des Deux Mille mots, appel à la démocratie sur lequel le Parti communiste tchécoslovaque (KSČ) se divise
04/07/1968 L'URSS et les pays du pacte de Varsovie, à l'exception de la Roumanie, adressent séparément une lettre de mise en garde à la Tchécoslovaquie
12/07/1968 Les dirigeants tchécoslovaques refusent de se réunir avec les autres pays d'Europe de l'Est à Varsovie comme les y invitait un courrier de Brejnev en date du 6 juillet
15/07/1968 Réunis à Varsovie sans la Roumanie, les dirigeants du pacte de Varsovie adressent une lettre d'avertissement à la direction du PC tchécoslovaque qui répond le 17 juillet en réaffirmant la poursuite de ses réformes et en se déclarant sûre du soutien de la majorité de la population
19/07/1968 Les dirigeants du Parti communiste d'Union soviétique optent après trois jours de débats pour une solution militaire en Tchécoslovaquie
29/07/1968 Rencontre de quatre jours à Čierna nad Tisou entre Brejnev et Dubček, les Soviétiques demandent le départ de plusieurs dirigeants du PC tchécoslovaque, la fermeture d'organisations « anti-socialistes » et l'arrêt des critiques anti-soviétiques
03/08/1968 À l'issue d'une réunion des pays du pacte de Varsovie y compris la Tchécoslovaquie - mais toujours sans la Roumanie - la « déclaration de Bratislava » réaffirme la fidélité de la Tchécoslovaquie à la doctrine marxiste-léniniste
13/08/1968 Échange téléphonique entre Brejnev et Dubček, Brejnev exprime son inquiétude face aux idées « anti-socialistes » dominantes en Tchécoslovaquie et son mécontentement face au non-respect des accords conclus à Čierna et Bratislava, il demande à Dubček de résoudre la situation dans le pays le plus rapidement possible
16/08/1968 Le Politburo du CC du PCUS vote pour l'intervention militaire en Tchécoslovaquie
20/08/1968 Les troupes du pacte de Varsovie entrent en Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août, et prennent en moins de 48heures le contrôle des principales villes, des lieux stratégiques et des dirigeants, l'agence Tass publie un communiqué annonçant que les « forces du Pacte sont entrés en Tchécoslovaquie à la demande du Parti »
21/08/1968 Intervention des troupes du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie, mettant fin au printemps de Prague
26/08/1968 Accord connu sous le nom de Protocole de Moscou signé entre les dirigeants tchécoslovaques - Ludvik Svoboda et Gustáv Husák - et soviétiques sur la normalisation de la situation politique
16/10/1968 Signature du traité de stationnement des troupes soviétiques en Tchécoslovaquie
27/10/1968 La République socialiste tchécoslovaque adopte un nouveau texte constitutionnel la transformant en un État fédéral de deux nations égales, les Tchèques et les Slovaques
17/04/1969 Gustáv Husák devient Premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque, en remplacement de Alexander Dubček qui avait perdu de fait le pouvoir depuis l'intervention soviétique d'août 1968
06/05/1970 Signature du traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle entre la Tchécoslovaquie et l'Union soviétique
11/12/1973 Signature du traité de Prague entre la RFA et la Tchécoslovaquie
01/01/1977 Création de la Charte 77 en Tchécoslovaquie
17/12/1987 Le remplacement de Gustáv Husák comme Secrétaire général du Parti communiste tchécoslovaque, par Milouš Jakeš ne se traduit pas par une politique d'ouverture
12/10/1988 Le Premier ministre tchécoslovaque, Lubomír Štrougal, partisan de réformes, est remplacé par Ladislav Adamec qui amorce quelques transformations économiques mais continue de réprimer toutes les contestations
28/10/1988 À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de l'indépendance de la Tchécoslovaquie, le gouvernement annonce une amnistie de plusieurs milliers de prisonniers, mais procède à l'arrestation préventive de dizaines de dissidents pour tenter d'empêcher l'organisation de manifestations concurrentes
05/11/1988 Fondation du Comité Helsinki tchécoslovaque, témoignant de l'exploitation des accords d'Helsinki par la dissidence en vue de promouvoir le respect des libertés et des droits de l'homme
08/12/1988 Lors de sa visite officielle en Tchécoslovaquie, F. Mitterrand convie plusieurs dissidents tchécoslovaques, dont Václav Havel, à un petit déjeuner souvent considéré comme la première reconnaissance officielle de la dissidence tchécoslovaque par un pays d’Europe occidentale
15/01/1989 En Tchécoslovaquie, la police réprime les manifestations qui se succèdent à Prague du 15 au 21 janvier, connues comme la « semaine de Jan Palach », en mémoire de cet étudiant qui s'est immolé par le feu sur la place Venceslas à Prague le 16 janvier 1969
16/01/1989 Lors des manifestations de la « semaine de Jan Palach » nouvelle arrestation de Václav Havel, qui est condamné à neuf mois de prison, dont il n'effectuera que quatre mois
20/01/1989 L'Église catholique condamne l'attitude des autorités tchécoslovaques durant les évènements de la « semaine Jan Palach »
24/01/1989 Milouš Jakeš, premier secrétaire du Parti communiste tchécoslovaque (KSČ), assume pleinement la répression des manifestations des jours précédents dont il impute la responsabilité au Groupe de la Charte 77 et à d'autres groupes anti-socialistes, et assure bénéficier du soutien d'une vaste majorité de la population
02/02/1989 Plus de 1 000 artistes tchécoslovaques signent un appel réclamant la libération de tous les prisonniers politiques, dix jours plus tard 670 universitaires adressent à Ladislav Adamec une lettre condamnant la répression des manifestations de janvier
17/04/1989 Depuis Moscou, le Premier secrétaire du PCT, Milouš Jakeš, réaffirme qu'aucune réhabilitation d'A. Dubček, ni aucune révision de la politique du Parti au sujet des évènements de 1968 ne sont envisagées, dont il rejette toute similitude avec la perestroïka
17/05/1989 Václav Havel est libéré après avoir purgé la moitié de sa peine de prison, dans les semaines qui suivent il s'exprime dans de nombreux médias sur son analyse de la situation politique en Tchécoslovaquie
30/05/1989 La première session de la Conférence sur la dimension humaine de la CSCE à Paris du 30 mai au 23 juin 1989 met en lumière les contradictions des dirigeants tchécoslovaques qui affirment que la démocratisation est en cours dans tous les domaines mais qui dans le même temps interdisent aux dissidents de s'y rendre
14/06/1989 Comme en RDA et à Cuba, la presse officielle tchécoslovaque publie des articles positifs sur la répression des manifestations de la place Tian'anmen en Chine
29/06/1989 1 800 intellectuels et artistes tchécoslovaques signent une pétition connue sous le nom de « Juste quelques mots » dans laquelle ils réclament la libération des prisonniers politiques, la liberté de réunion, la légalisation des organisations indépendantes du PCT, des informations complètes, honnêtes et précises dans les médias, le respect de la liberté de religion, la protection de la nature et l’ouverture de discussions libres sur les principaux problèmes de la Tchécoslovaquie depuis la fin de la guerre mondiale
21/08/1989 Manifestations à Prague en protestation contre l'invasion des troupes du Pacte de Varsovie en 1968
16/09/1989 Radio Free Europe diffuse l'enregistrement pirate de propos tenus par le Premier secrétaire du PC tchécoslovaque, Milouš Jakeš, dont l'incohérence et la platitude deviennent rapidement un sujet de plaisanterie dans le pays
01/10/1989 Premier transfert par train de citoyens est-allemands réfugiés à l'ambassade de la RFA à Prague, via le territoire de la RDA où d'autres Allemands de l'Est en profitent pour monter à bord, plusieurs centaines de réfugiés à l'ambassade de Varsovie sont également conduits en RFA
04/10/1989 Deuxième transfert par train de réfugiés est-allemands à l'ambassade de la RFA à Prague vers la RFA, à travers la RDA, où des heurts éclatent entre la police et des Allemands de l'Est qui essaient de monter à bord de ces trains
28/10/1989 Le 23 octobre, dans un communiqué commun, plusieurs mouvements indépendants dont la Charte 77 appellent à manifester le 28 pour le 71ème anniversaire de l'indépendance de la Tchécoslovaquie. Le jour dit, entre 10 000 et 20 000 manifestants se rassemblent place Venceslas pour réclamer des élections libres. La police les dispersent et procède à 355 arrestations
17/11/1989 Manifestation d'étudiants à Prague, durement réprimée, donnant le coup d'envoi à la révolution de Velours, précipitant la chute du régime communiste tchécoslovaque
19/11/1989 En réaction aux répressions policières, deux mouvements civiques contestataires se forment, « Le forum civique » à Prague animé par Václav Havel et « La société contre la violence » à Bratislava
20/11/1989 Nouvelle manifestation à Prague rassemblant 200 000 personnes, appelant à la fin du régime communiste, conduisant à la démission du gouvernement de Milouš Jakeš le 24 novembre
23/11/1989 Václav Havel lit une déclaration du Forum Civique appelant à l'ouverture d'un dialogue avec les autorités communistes et à une grève générale
24/11/1989 Tous les membres dirigeants du Parti communiste tchécoslovaque démissionnent, reconnaissant avoir sous-estimé la force du mouvement pro-démocratie, Karel Urbánek prend la tête du Parti tandis que Ladislav Adamec demeure Premier ministre par intérim
26/11/1989 Des discussions politiques s'ouvrent entre le Premier ministre Ladislav Adamec et une délégation du Forum civique emmenée par Václav Havel, qui se poursuivent avec également Public contre la violence jusqu'au 7 décembre
28/11/1989 Le Premier ministre tchécoslovaque accepte les demandes de l'opposition, qui portent notamment sur le pluralisme politique et la formation d'un nouveau gouvernement
29/11/1989 Des changements constitutionnels, abolissant les articles de la constitution garantissant au Parti communiste tchécoslovaque (KSČ) son rôle dirigeant dans l'État et la société, et fondant le système éducatif sur l'idéologie marxiste-léniniste, sont approuvés par l'Assemblée fédérale
07/12/1989 Le Premier ministre tchécoslovaque, Ladislav Adamec, démissionne, le « Forum civique » et « Public contre la violence » acceptent son remplacement par le vice-Premier ministre Marián Čalfa sous réserve que leurs propositions sur la composition du gouvernement soit acceptées
10/12/1989 Gustáv Husák, leader du Parti communiste tchécoslovaque du 17 avril 1969 au 17 décembre 1987 et Président de la République depuis 1975, démissionne
10/12/1989 En Tchécoslovaquie, le communiste réformateur Marián Čalfa forme un gouvernement de coalition dans lequel les communistes ne sont plus majoritaires
29/12/1989 Accession de Václav Havel à la présidence de la Tchécoslovaquie
08/06/1990 Tenue les 8 et 9 juin des premières élections législatives libres en Tchécoslovaquie depuis 1946, remportées avec 46,25 % des suffrages par le Forum civique du président Václav Havel et son homologue slovaque, Public contre la violence (VPN)
01/02/1991 Ouverture des négociations entre la CEE et trois pays de l'Est, la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie, en vue de la conclusion d'un accord d'association
15/02/1991 La Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie créent le Groupe de Visegrád afin d'instaurer entre elles une coopération politique, économique et culturelle
21/06/1991 Les troupes soviétiques quittent la Tchécoslovaquie
31/12/1992 Fin de la Tchécoslovaquie, officiellement République fédérale tchèque et slovaque, scindée en deux nouveaux États, la République tchèque et la République slovaque